Un regard sur l'actualité et une vision de la gauche française...mais également une certaine Sarkophobie! Pour me contacter : popote67@neuf.fr
PARIS, 1 oct 2009 (AFP) - L'Association pour la défense de l'épargne et de l'actionnariat des salariés de France Télécom (Adeas) a souhaité jeudi "un capitalisme à visage humain" dans le groupe, avec "des gestes forts" comme la baisse du niveau des dividendes ou l'arrêt de distributions de stock-options.
L'Adeas, qui représente les intérêts d'une partie des personnels actionnaires, rappelle "que la priorité doit être accordée au véritable capital, le capital humain".
L'ensemble du personnel actionnaire détient 4% du capital, juste derrière l'Etat qui détient 26,7%.
L'Adeas, proche de la CFTC, demande à la direction de France Télécom des "geste forts" pour "tourner le dos à une logique de court terme".
Elle exige notamment, "la baisse immédiate du niveau des dividendes, qui saignent actuellement l'entreprise, au détriment de l'investissement et du désendettement", et "l'arrêt de la distribution de stock-options, qui a dévoyé le management de l'entreprise".
L'association réclame également "l'arrêt d'une politique uniquement basée sur la réduction des coûts, où les personnels ne sont plus considérés que comme une charge", et "la reprise de l'investissement dans les réseaux du futur, tels la fibre".
Selon l'Adeas, l'État doit "prendre toutes ses responsabilités" et "légiférer sans attendre pour interdire les délocalisations à tous les opérateurs exploitant des ressources appartenant au patrimoine national".
Il doit aussi, selon l'association, "mettre en place un cadre réglementaire stable et réaliste pour le déploiement de la fibre, assurant aux entreprises qui prennent le risque d'investir qu'elles ne seront pas pénalisées", et "légiférer pour interdire les attributions de stock-options, qui constituent aujourd'hui une part disproportionnée dans les revenus des dirigeants d'entreprises".
Depuis 18 mois, 24 salariés de l'entreprise se sont suicidés. Le dernier, un homme de 51 ans, a mis fin à ses jours lundi, en se jetant d'un viaduc autoroutier en Haute-Savoie, après avoir écrit une lettre dénonçant le climat au sein de l'entreprise.
Une autre association, l'association France Télécom de l'actionnariat salarié (Aftas), défend également le personnel actionnaire du groupe.