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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 14:09

Depuis dix ans, la droite a multiplié la dette par deux par une politique qui ne profite qu’à une minorité de nos concitoyens les plus aisés. La crise est là, mais la responsabilité est surtout celle de M. Sarkozy. Faute d’avoir le courage de revenir sur 75 milliards de cadeaux fiscaux, le gouvernement impose au pays une cure d’austérité brutale et injuste, désastreuse économiquement et financièrement inefficace. Tous les Français s’en trouvent pénalisés.

Découvrez notre campagne: « "La Droite creuse la dette c’est vous qui payez la note ! »

Vidéo, flowchart et affiches, relayez autour de vous cette campagne:

 

Découvrez et partagez la vidéo:

http://www.parti-socialiste.fr/static/13227/la-droite-creuse-la-dette-c-est-vous-qui-payez-la-note-173380.png
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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 19:01

http://s1.lemde.fr/image/2011/10/19/540x270/1590232_3_5568_les-ministres-pierre-lellouche-nathalie.jpgQue c’était beau cette mise en scène lors de la convention de l’UMP qui était censé dire la vérité sur le chiffrage du PS. Naturellement l’UMP raconte n’importe quoi…mais c’est pas la première fois ! Et après on viendra se demander pourquoi nos finances vont si mal ! !

 

C’était donc le 18 octobre, on se serait cru au Téléthon avec ce beau compteur. Les crânes d’œufs de l’UMP pensaient faire un effet bœuf avec le beau compteur à milliards…résultat se fut un effet beurkk !

 

Le site du nouvelobs.fr a même décerné des « Pinocchios » sur les chiffres avancés par l’UMP ! Pour ce journal l’UMP aurait trouvé ces 255 milliards « en additionnant des choux et des carottes. ». Et il donne plusieurs exemples :

 

- le financement des "300.000 emplois d'avenir" proposés par Titine, et les 200.000 "contrats de génération" proposés comme alternative par Hollande. L’UMP estime respectivement à 20 et 40 milliards sur cinq ans (soit 60 milliards), selon le passage "à la loupe" UMPiste qui permet de voir la brindille dans l’œil de son voisin sans voir la poutre qui est dans le sien !

 

En réalité, François Hollande, qui reprendra certaines mesures du programme du PS mais pas forcément toutes, envisagerait de créer entre 50.000 et 80.000 contrats d’avenir pour les jeunes des quartiers difficiles, en complément des contrats de génération. Le total du coût de ces deux mesures est compris entre 33,5 et 37,8 milliards d'euros, selon le chiffrage de l'Institut de l'entreprise. Soit entre 22.2 et 26.5 milliards de moins que le chiffrage de l'UMP. Sortez la calculatrice, la soustraction ne fait que commencer ! !

 

Autre point, autre erreur ! L’UMP n’a pas souhaité étudier toutes les nuances du programme Hollande, mais simplement les mesures exprimées par des courants du PS. Ainsi l'allocation d'autonomie aux étudiants. La mesure est estimée à 60 milliards d'euros selon Terra Nova. Le "think tank", proche du PS, a pris pour hypothèse une allocation pour tous les étudiants sans condition de revenus. L’UMP a naturellement retenu ce chiffre ! mais en omettant de préciser que François Hollande n'avait pas retenu cette proposition ! ! ! C’est ballot quand même !  Si l'allocation est distribuée sous condition de revenu, la mesure coûterait 1,31 milliards d'euros par an selon l'Institut de l'entreprise (en année de croisière). Soit 6,5 milliards sur 5 ans si l'on extrapole.

 

Et on continu ! Le parti présidentiel ne s'est pas montré plus prudent sur le chiffrage de la réforme des retraites, bien que rien ne soit clairement arrêté au Parti socialiste. Pour l'UMP le retour de l'âge légal à 60 ans et du départ à taux plein à 65 ans coûterait 87 milliards d'euros après cinq ans. Seulement le PS et Hollande ne sont pas pour un retour systématique du départ à 60 ans ! 

 

Mais on ne va pas s’arrêter en si bon chemin ! L’UMP a même décidéhttp://resize.over-blog.com/120x90-cz5t-ffffff.jpg?~aHR0cDovL21lZGlhcy5sZXBvc3QuZnIvaWxsLzIwMTEvMDQvMTkvaC00LTI0NzE0MjUtMTMwMzIyODM5OC5qcGc= d’ajouter des mesures qui ne figurent pas dans le programme du PS ni dans celui de Hollande. Tant qu’à mentir, autant le faire jusqu’au bout ! !

Par exemple, cette idée selon laquelle le PS voudrait "supprimer le quotient familial", affirmation résultant de la confusion avec le quotient conjugal dont la suppression est proposée dans la réforme de l'impôt sur le revenu imaginée par… l'économiste Thomas Piketty, dans son livre "Pour une révolution fiscale". 

 

Jouant le côté "fair play", le rapport fait mine de ne pas avoir compté certaines "dépenses pourtant considérables". Parmi elles, "le renchérissement du coût du crédit lié à la création d'euro-obligations, qui pourrait s'élever à 6 à 8 milliards d'euros par an" (sic). Les stratèges de l'UMP ne prennent ainsi pas en compte la diminution le coût global du crédit induite par l'effet d'échelle que créerait les eurobonds, qui permettrait à la Grèce d'emprunter à des taux abordables sans que ce coût ne soit supporté par les pays bien notés comme la France ou l'Allemagne. Enfin bien notée jusqu’à quand. Dans trois mois notre note sera peut être dévalué à AA+ au lieu du fumeux triple A !

 

Pour continuer dans les mensonges UMPistes, le sinistre de l’Agriculture Bruno Le Maire, grand gourou du programme de Sarko, s’adjuge même la paternité de la Taxe Tobin : "La proposition de taxe sur les transactions financières : c'est nous !" Le site du nouvelobs octroi pour ce gros mensonge, un double Pinocchios ! Car c'est le prix Nobel d'économie James Tobin, , qui a eu l'idée en premier, avant que la proposition ne soit reprise par l'association Attac puis par le PS.

 

Surprenante également l'intervention de Thierry Mariani qui a déclaré : "On nous dit : certains, ils (les étrangers, N.D.L.R.) sont là depuis 10 ans, ils doivent pouvoir voter. Mais si vous êtes là depuis 10 ans, ça veut dire que vous auriez pu devenir français au bout de cinq ans et que vous avez fait le choix de ne pas le devenir." Une tentative de distorsion de la réalité qui vaut également deux Pinocchios à Mariani. Un rapport parlementaire précise que le temps de traitement d'une demande est de 23 mois en moyenne.

Difficile également de ne pas noter Nadine Morano, sinistre de l'Apprentissage qui assure à la salle en transe que le mot "apprentissage" ne figurait même pas dans le projet PS. Il y est inscrit sept fois (pages 12, 21, 23, 24 et 35). Un Pinocchio de plus pour la sinistre et surtout un ticket pour faire un apprentissage à la lecture ! !

 

Nombre d'autres erreurs/mensonges ont été répertoriées par Libération (Désintox) et du Monde

Le principe des Pinocchios de l'Obs :

Un Pinocchio = Une simple erreur, une imprécision.

Deux Pinocchios = Une erreur manifeste ou un mensonge par omission

Trois Pinocchios = l'erreur grossière, le mensonge prémédité, avec intention de nuire.

 

Mais revenons sur le budget du PS/Hollande

 

Le total des dépenses du programme PS/Hollande tel qu'il est précisé actuellement est compris entre 22,7 et 26 milliards d'euros par an (en rythme de croisière, c'est à dire au moment où les dépenses sont maximales dans le quinquennat). Soit entre 113 et 130 milliards d'euros pour 5 ans. A cela s'ajoute les mesures visant à développer les énergies renouvelables, supportées par les consommateurs. Ce qui donne un total compris entre 25,6 et 29 milliards d'euros en année de croisière. Ce chiffrage n'est pas complet, puisque par exemple la réforme des retraites, dont les contours sont encore assez mal connus, n'a pas été estimée.

Le programme du Parti socialiste

Construction de 150.000 logements par an : 157 millions d'euros (part de l'Etat dans le financement de 30.000 logements en plus de ceux déjà prévus)

Création d'une allocation d'étude sous condition de ressources dans le cadre d'un parcours d'autonomie pour les étudiants : 1,3 Milliard d'euros

Revalorisation du pouvoir d'achat du Smic : 1,5 milliard d'euros

Renforcement de l'encadrement pédagogique en premier cycle dans l'enseignement supérieur : entre 165 et 175 millions d'euros

Mise en place d'un service public de la petite enfance : entre 4,5 et 5 milliards d'euros

Appel à la solidarité nationale pour la prise en charge de la dépendance : entre 1,5 et 2,1 milliards d'euros

Revalorisation de l'allocation adulte handicapée : entre 1,7 et 1,9 milliard d'euros

Création de 10.000 postes de policiers et de gendarmes : entre 250 et 266 millions d'euros

Rattrapages des moyens de la justice : entre 1 et 2 milliards d'euros

Les mesures proposées, reprises ou modifiées par François Hollande

Création de 60.000 postes d'enseignants sur 5 ans : 1,9 milliard d'euros

Revalorisation du salaire des enseignants : entre 0,9 et 2,9 milliards d'euros

Création de 200.000 contrats de génération chaque année : entre 7,6 et 8,3 milliards d'euros (sur l’ensemble du quinquennat : entre 30,5 et 33 milliards d'euros)

Création de contrats d'avenir pour les jeunes des quartiers sensibles :

Parti socialiste (300 000 contrats) : 3,5 milliards d'euros

François Hollande (entre 50.000 et 80.000 contrats) : entre 610 et 950 millions d'euros

Extension du RSA : entre 528 et 876 millions d'euros (en fonction du nombre de

contrats d’avenir mis en place)

Augmentation de 15.000 à 65.000 du nombre de jeunes effectuant leur service civique : entre 253 et 291 millions d'euros

Développement massif des économies d'énergies renouvelables et réduction de 75% à 50% de la production d'électricité d'origine nucléaire à l'horizon 2025 : 3,1 milliards d'euros

La cellule de chiffrage de l'Institut de l'entreprise est constituée d’une équipe de quatre experts, divers par leur profil comme par leur sensibilité politique, qui sont tous des professionnels de la mécanique budgétaire. Leur anonymat constitue la garantie de leur indépendance. Les hypothèses et les détails des calculs sont disponibles sur le site de l'Institut de l'entreprise.

Source nouvelobs.fr

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 14:09
http://bureauxdevote.lesprimairescitoyennes.fr/images/1.jpgAujourd'hui peut être un grand jour pour la démocratie et la gauche. Un forte participation à la primaire citoyenne serait un message fort envoyé à Sarkozy et son gouvernement. Après la claque des sénatoriales, nous devons lui montrer que la gauche et les Français en général en ont assez de sa politique injuste.
 
Alors ce dimanche, tout le monde dans son bureau de vote pour exprimer son vœux de voir son candidat représenter la gauche républicaine. Vous avez jusqu'à 19h pour vous exprimer!!
 
D'avance merci.
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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 18:37

Cher-e ami-e,

Ce premier débat a permis de valoriser nos primaires citoyennes. D'ici au 9 octobre, nous avons cette responsabilité, celle de sensibiliser le peuple de gauche à ce droit nouveau qui leur est désormais conféré, les exhorter à s'en saisir pour créer cette force qui nous conduira à la victoire le 6 mai 2012.

Nous ne sommes pas là pour remporter un débat, pas davantage pour remporter une primaire, nous sommes ensemble pour remporter l'élection présidentielle et la réussite de ces primaires sera un atout dans ce grand défi collectif qui nous attend.

Notre responsabilité est d'auant plus forte que nous sommes dans un moment décisif. Alors que la crise frappe lourdement, la politique conduite depuis désormais dix ans est venue accroître les inégalités, jusqu'à en devenir insupportable pour un grand nombre d'entre nous. Comme je l'ai dit, le risque, c'est la continuité, notre chance à tous, c'est le changement.

Pour le conduire avec succès nous devrons réunir trois conditions indispensables :
- la crédibilité, sans laquelle il n'y a pas de redressement possible, notamment de nos comptes publics
- la justice, et notamment fiscale, sans laquelle il n'y aura pas d'efforts consentis
- l'espérance sans laquelle une Nation ne peut pas se sublimer.

Je l'ai exprimé à l'occasion de ce débat, cette espérance que j'entends lever, elle se tourne vers la jeunesse. Libérer la jeunesse, la conduire vers sa propre réussite confèrera confiance en notre pays et en son avenir. C'est le sens de mon engagement que j'ai réaffirmé, pour l'éducation de cet effort que je souhaite conduire dans l'insertion professionnelle et de cette volonté de lier les âges que je concrétiserai à travers le contrat de génération.

La voie que j'ai tracée doit nous conduire à rétablir la confiance dans l'avenir sans laquelle rien n'est possible. C'est une belle ambition que je vous propose de partager. Je m'y suis préparé. J'ai fait un long chemin, dans lequel je me suis fixé cet objectif : faire gagner la gauche et faire avancer la France.
François Hollande
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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 18:32

 


les-mouettes-et-le-laboureur.jpg

 

 

A son retour de Libye, Nicolas Sarkozy vient de nous offrir une de ces visites pro domo dont il a le secret. Hélicoptère dans les airs, secteur bouclé et barrages à tous les coins de rues, l’hyperprésident  venu soutenir un concours de labours n’avait pourtant que fort peu à craindre en ces terres de droite.

 

A Oberhausbergen, cette petite commune de la banlieue ouest de Strasbourg, les rares HLM proprets ne font pas la une de la presse régionale, la population vaque à ses occupations en pestant contre les embouteillages, et pour le reste elle s’accommode fort bien d’un niveau de vie confortable à l’écart des turbulences de la ville toute proche. Il ya bien une histoire qui circule sous le manteau, celle de la  fausse démission d’une élue d’opposition pour laquelle son suivant de liste aurait fait appel, mais chut, à Oberhausbergen on est entre gens de bonne compagnie, et cela fait partie  des choses dont on ne parle pas.

 

Et pour en revenir à la visite de Nicolas Sarkozy faite sous les applaudissements d’un aréopage de parlementaires UMP et d’eurodéputés PPE, il fallait entendre ce jour la promesse présidentielle à l’adresse d’un monde agricole cornaqué pour l’occasion par une FNSEA omniprésente, un promesse consistant à « faire un effort pour alléger les charges qui pèsent sur (les) exploitations ». Une intention certes louable  et que tout un chacun ne peut que partager, mais une promesse aussi  qui nous ramène immanquablement à la somme de celles non tenues par cet hyperprésident à la parole facile.

 

Aussi, on ne résiste pas à reprendre dans un abécédaire  toutes ces intentions mortes nées et dont on imagine sans peine qu’elles marqueront au fer rouge le bilan d’une mandataire débutée sous les dehors de l’homme providentiel. Un abécédaire dont on ne s’ étonnerait pas qu’il faille ajouter un jour proche  ce qui s’est dit ce jour là non loin de la flèche de la cathédrale de Strasbourg.

 

Allocations familiales

 

« j’allouerai des allocations familiales dès le premier enfant ». Les familles doivent apprécier !

 

Banlieues

 

Qui se rappelle de Fadela Amara, la ministre beurette, une « prise de guerre » dont Nicolas Sarkozy était si fier ?

Où est passé le plan « Banlieues Espoirs » sensé sortir les quartiers de leur isolement et de leur misère ?

 

Chômage

 

Ne soyons pas trop durs, contentons nous de laisser parler les chiffres !

 

Croissance

 

J’irai chercher la croissance « avec les dents ». Des paroles guerrières, un bilan en forme d’adieu aux armes, nous sommes là au cœur de ce qu’il faut bien considérer comme une défaite en rase campagne.

 

Déficits publics

 

Tous les comptes sont au rouge, et là encore, la crise est loin d’expliquer à elle seule la situation calamiteuse dans laquelle se trouve notre pays. Pour mémoire, on se rappellera cette phrase qui a fait le tour de la campagne de 2007 : « La maîtrise de nos finances publiques est un impératif  moral autant que financier » une phrase qui comme beaucoup d’autres n’engageait que ceux qui les reçoivent !

 

Droits de l’homme

 

On se souviendra de l’engagement de la France et de la Grande Bretagne aux côtés des insurgés Lybiens, mais on n’oubliera pas pour autant les bonnes grâces accordées à des pays dirigés par des dictateurs aussi sanglants que Ben Ali, Moubarak, Kadhafi, ou Bachar el-Assad. Sans compter la Françafrique toujours bien présente avec le débarquement manu militari pour « cause d’incompatibilité d’humeur » de Jean Marie Boeckel, alors secrétaire d’état à la coopération.

 

Environnement 

 

Exit Borloo, l’emblématique ministre de l’écologie et de l’aménagement durable. Exit

Le Grenelle Environnement et ses 268 engagements. La saga d’une écologie de droite a vécu et bien vécu.

 

Franchises médicales

 

Soyons francs, qui pourrait citer le nombre de franchises, taxes et autres déremboursements inaugurés ou renforcés depuis 2007 ? Dans la réalité ils sont tellement nombreux qu’il parait difficile de les citer tous.

 

Immigration

 

La police a beau multiplier les reconduites aux frontières, il faut bien admettre qu’au-delà des effets de manche, la politique de l’immigration à la sauce Hortefeux a failli.

Plus grave, si l’immigration choisie fait ses preuves…c’est aux Etats-Unis que cela se passe, là où l’économie et le monde du travail font plus que les exhortations gouvernementales.

Certains se rappeleront le discours de Dakar, une maladresse qui n'en était pas une, mais qui dit bien l'état d'esprit dans lequel baigne notre cher président sur le sujet.

 

Immobilier

 

Oublions les prix insensés du bâti et ses explications. Un pays comme l’Allemagne a su se garder des outrances  du marché de l’immobilier, les causes en sont connues sans qu’apparemment elles aient pu franchir le porche de l’Elysée. Nicolas voulait faire de la France un pays de propriétaires, il en a fait un pays de mal logés, tant il est vrai que sa politique du logement  et particulièrement du logement social est en dessous de tout.

 

Police de proximité

 

Un gros mot dans la bouche de Nicolas Sarkozy. « La police de proximité mise en œuvre par Monsieur Jospin a abouti à ce que, pour la première fois dans l’histoire de France, on a dépassé les 4 millions de crimes et délits ». C’était  le 11 mars 2007, dix mois plus tard  Michèle Alliot-Marie créait les Unités territoriales de quartier, histoire de faire manger son chapeau au candidat Sarkozy devenu président ?

 

Travail du dimanche

 

Sensé dynamiser le commerce, si ce n’est à la demande de certains lobbies bien en cours, cette disposition inscrite au fronton d’une volonté présidentielle a depuis lors fait couler beaucoup d’encre, à commencer par l’Alsace, cette terre concordataire, où bien des élus Umpistes n’en ont pas moins signé à Paris  ce qu’ils dénonçaient sur leurs terres !

 

D’aucuns pourraient ajouter à cette longue liste les effets d’une décentralisation restée au bord du gué, abondée à la marge par des remaniements significatifs de circonscriptions, soit disant aux fins d’équilibre, mais qui dans la réalité signent la volonté de pouvoir construire des fiefs pour la droite.

 

Et que dire des salaires dont le nom même a disparu des agendas ministériels, de la politique de défense et ce retour sans condition au bercail de l’OTAN, une institution dont se méfiait à juste raison le Général de Gaulle.

Que dire également de la réforme des retraites, une réforme injuste, mal ficelée, bâtie contre les aspirations de la société civile et dont l’avenir financier n’est garanti que jusqu’en 2018.

Il n’est pas jusqu’à la construction européenne, où, au-delà  d’un activisme pas toujours compris, certains (beaucoup) en viennent à douter d’une vision du locataire de l’Elysée  construite sur la pérennité des institutions , une vision où le suivisme dont il fait preuve dans le sillage d’une Allemagne altière n’engage en rien à des perspectives de sortie de crise dans lequel nous plongent les déficits des états de l’union via les bilans des banques et la crise des  subprimes.

 

Alors bien sûr on pourra toujours se consoler, comme Jean-Michel SCHAEFFER, président national des Jeunes agriculteurs et dire avec lui  que « Si l’indicateur est le temps d’écoute qu’il nous a consacré, nous avons tout lieu d’être satisfaits ».

 

  Faut-il le rappeler, à trop vouloir encenser, on en vient toujours à se contenter de peu, et c’est sans  doute ce qui s’est passé à Oberhausbergen, en ce jour du 16 septembre 2011.

 

Source : Francis Alexis HAMMER - http://www.ps-mundolsheim.fr


 

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 09:21

CIMG5482.JPGC'est donc le 13 septembre 2011 que François Hollande, candidat à la primaire PS, avait décidé de venir parler d'Europe dans la capital de l'Europe, Strasbourg!

Après avoir passé en revu tous ses soutiens locaux (de Ries à Jung), la parole fut donner à François Hollande.

 

Et le show commença. Il nous parla de l’Europe, de sa vision pour celle-ci et des raisons pour lesquelles cette dernière est dans cet état.

 

Naturellement sa cible a été notre Nimbus 1er et ses conférences téléphoniques .Son gouvernement des ministres des finances qui se réunira « deux fois par an ! ! ! » ("il faut un ministre des finances de cette zone euro. Il faut une coordination économique de cette zone euro". Il faut "une harmonisation fiscale, budgétaire. Il faut des instruments à l'Europe de l'efficacité."). Son inaction et ses gesticulations, l’absence de prise de parole du président Baroso ("Où est Barroso ? Je pensais le rencontrer ici à Strasbourg"). Du « troc » fait avec l’Allemagne sur les Euros Bons, le manque d’Europe, les décisions de suppressions des accords de Schengen lorsque « 15 000 Tunisiens débarquent au sud de l’Italie », le nationalisme…etc, etc. 

 

Bref tout ce qui a ses yeux va faire exploser l’Europe si l’on continu sur le même chemin.

 

"Il y a deux options possibles : la première nous laisser aller dans le doute, la division, la désinvolture qui aboutira à la déconstruction de l'Europe. Le sauve-qui-peut et une fuite qui conduit au repli, à l'enfermement, au retour des frontières. Le nationalisme n'est pas loin lorsque les frontières s'installent."

 CIMG5481.JPG

Puis changement de sujet et retour en France. Cette France que Sarkozy aura « épuisée », « appauvrie » ("La France s'est aussi appauvrie avec Nicolas Sarkozy"), « divisée »("Nicolas a aussi divisé les Français et des voix se sont levées dans sa propre majorité") et "abîmée" ("Nicolas Sarkozy aura abîmé la France en déconstruisant l'école de la République").

 

Il aura également exprimé son souhait de voir la jeunesse se réveiller ("il faut donner toute sa place, toutes chances à la jeunesse"), être accompagné dans sa scolarité et ce du plus jeune âge jusqu’à la majorité ("aucun jeune de 16 à 18 ans ne doit être livré à lui-même".)

 

En matière de fiscalité, il invoque une grande réforme qui engendrera "des efforts, face aux déficits. Et si nous ne le faisons pas, nous serons un jour ou l'autre sous la pression des marchés. Il faut de la crédibilité. Il faut de la justice aussi". "Il faut de l'équité, de la solidarité."

 

En fin de meeting il a également rappelé l’importance de la primaire et son espoir de voir les Français se déplacer en masse le 9 octobre prochain lors du premier tour de cette primaire.

CIMG5480.JPG

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 21:30
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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 19:21

Le monde est actuellement pris dans une tourmente financière sans précédent. Elle a commencé il y a désormais plus de trois ans mais jamais elle n'a été aussi globale : la crise actuelle touche en effet concomitamment la zone euro, dont la situation s’est aggravée à la suite de l’accord du 21 juillet dernier, et les États-Unis, dont la note souveraine a été dégradée ; elle concerne aussi bien le financement des entreprises sur les marchés actions que le financement des États sur les marchés obligataires ; enfin, elle est tout autant politique que financière et devient économique.

Cette crise est globale et profonde car elle est le produit d'un capitalisme financier vicié, que les politiques n'ont pas réussi à endiguer malgré les sommets et les déclarations multiples de ces dernières années.  

C’est dans cet environnement troublé que le prochain président de la République, quel qu’il soit, sera confronté à quatre défis :

  • relancer la croissance sans laquelle il ne peut y avoir ni réduction des déficits publics ni avancées sociales ;
  • restaurer l'équilibre des finances publiques sans lequel il ne peut y avoir de préservation des générations futures ;
  • renforcer la zone euro sans laquelle il ne peut y avoir de retour de la confiance et de la stabilité
  • réaliser la régulation du capitalisme financier sans laquelle il ne peut y avoir de développement durable

 

Ces quatre défis me conduisent à définir aujourd’hui trois urgences.

I)             La relance d'une croissance plus juste et plus durable est une nécessité. Sans elle, pas de diminution des déficits publics, pas d'avenir pour la France et sa jeunesse.

Notre économie a dramatiquement "décroché" du peloton de tête des pays qui s’insèrent avec succès dans la mondialisation. Ce n’est pas la faute de la mondialisation, c’est la nôtre. L’Allemagne, la Suède, tirent bénéfice de leur insertion internationale, elles ont connu une reprise vigoureuse après la récession de 2009. Nous ne cessons de perdre des parts de marché et le nombre d’entreprises exportatrices est en recul.

Je ne me résigne pas à ce décrochage. Mon objectif est au contraire que la France renoue avec la croissance dans un monde ouvert et mieux régulé grâce à trois moteurs essentiels :

A)   L'éducation d'abord,

L’investissement dans la connaissance est le point de départ de toute stratégie de croissance conséquente. Or, le gouvernement a procédé à d’importantes réductions des dépenses dans l’enseignement primaire et secondaire, en particulier en appliquant la règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ce qui a conduit à la suppression de milliers de postes d’enseignants. Cette politique constitue à mes yeux une grave faute, qui portera atteinte à la fois au bien-être et à l’éducation de nos enfants, mais aussi aux potentialités de notre pays.

En effet, la qualité de l’enseignement primaire et secondaire n’est pas seulement un facteur de progrès culturel et social.C’est aussi un stimulant de la croissance à moyen et long terme d’un pays,  et c’est donc aussi un investissement porteur de retours budgétaires dans le futur. Or, les scores obtenus par la France aux tests internationaux n’ont cessé de se détériorer au cours de la dernière décennie.

Cette dégradation des compétences transmises par l’école est aggravée par un creusement des inégalités éducatives : non seulement le niveau global des jeunes Français baisse, mais en plus la réussite scolaire dépend de plus en plus du milieu social des parents (revenus, éducation, etc.). La France est ainsi le pays avancé où les résultats scolaires sont le plus fortement corrélés à l’origine socio-économique. Comment le gouvernement a-t-il pu s’attaquer aux moyens financiers de l’école dans ce contexte?

Nous progresserons en restaurant le niveau d'encadrement requis mais aussi en donnant aux institutions scolaires et universitaires  une meilleure organisation, qui leur permette de préparer nos enfants à l’avenir avec plus d'efficacité et de pragmatisme.

La préscolarisation d'abord: les capacités « non-cognitives » – le contrôle de soi, l’aptitude à coopérer avec les autres et à évoluer en société – se forment avant même l’entrée à l’école primaire et sont déterminantes pour les performances scolaires, la probabilité de poursuivre une éducation universitaire, et les performances universitaires elles-mêmes. Je veux en ce domaine, en lien avec les collectivités locales, mettre en place une véritable politique qui aujourd'hui fait défaut.

Je veux aussi dans ce cadre généraliser la prise en charge des enfants avant trois ans. Trop d'inégalités existent en ce domaine qui conduisent à amplifier les inégalités familiales. L'apprentissage du langage et l'intégration culturelle se jouent beaucoup avant trois ans..

J’entends restaurer plus de reconnaissance pour les enseignants, une meilleure valorisation des compétences et de l'expérience, une meilleure formation et affectation des enseignants. Les plus expérimentes doivent pouvoir être auprès des élèves qui en ont le plus besoin et sont en échec scolaire.

Enfin l'effort doit être porté sur le premier cycle universitaire. Trop de jeunes sortent du baccalauréat sans véritable orientation et passent plusieurs années dans des premiers cycles universitaires qui ne correspondent ni à leurs gouts ni à leurs compétences pour en sortir sans diplôme. C'est un vrai gâchis humain, social et financier pour notre société. Je veux plus d'accompagnement pour ces jeunes afin de mieux répondre aux besoins, mieux les orienter et les former durant ces premières années universitaires.

La politique scolaire nécessite un changement de son organisation. Ce n'est pas une énième reforme qui est attendue, mais une mobilisation en profondeur de l'éducation que notre pays doit offrir a ses enfants, qui impliquera le concours de tous et en particulier des enseignants. L’efficacité d'un système éducatif est une question de moyens, il faut en être conscient, mais elle est aussi, une question d'organisation, et nous devons savoir apprendre en ce domaine des expériences réussies à l'étranger.

B)   L’urgence d’une nouvelle politique industrielle, la France doit regagner son leadership dans les secteurs d'avenir et doit réussir à endiguer la poursuite des délocalisations. C'est un véritable "choc d'offre" dont notre pays a besoin.

La politique industrielle, ça ne doit pas consister à faire des cadeaux à de grandes entreprises abonnées aux subventions publiques. Ca ne doit pas conduire à investir dans des projets hasardeux. Mais cela doit consister à faire des choix de développement stratégiques et à assurer la cohérence de l’action publique. L’économie bas-carbone de demain ou l’économie de la connaissance ne naîtront pas de la seule initiative privée. Il faudra pour les faire émerger passer au crible l’ensemble de nos politiques, de la fiscalité aux dépenses publiques, sans oublier la concurrence et le financement.

Là aussi, plus de gouvernance, de moyen et long terme, est nécessaire. Un projet national mobilisant tous les acteurs doit fixer la stratégie de la France en matière de compétitivité et d’emploi. Le rôle de l’Etat est d’indiquer ses efforts. Nous ne choisirons pas les vainqueurs, ce sont les consommateurs et les investisseurs qui le feront. Mais nous choisirons dans quelle direction nous voulons aller.

Le redressement de notre commerce extérieur suppose également un meilleur équilibre entre prélèvements sur le travail et prélèvements sur l’ensemble de la richesse produite afin de diminuer pour nos entreprises le coût du travail.

Et parallèlement la fiscalité des entreprises doit être modulée selon l’effort d’investissement et l’exposition à la concurrence internationale.

Ces mesures sont constitutives d'un nouveau pacte productif que je veux nouer avec les entreprises en les incitant à produire en France et à développer autour d’elles un réseau de partenaires et de sous-traitants porteurs de croissance et de compétitivité

C)   L'émergence d'une économie verte dans notre pays.

En effet, l'économie verte est une préoccupation affirmée mais n’est pas encore une réalité.

Construire une croissance verte  implique de relever les deux grands défis de long terme adressés par la question écologique : le réchauffement climatique d’une part, dont le coût pourrait représenter, si l’on ne fait rien, entre 5 et 20% du PIB mondial d’ici à 2050 ( Rapport Stern, 2006), et l’épuisement programmé des ressources naturelles d’autre part, dont la conséquence directe sur l’économie est la hausse constante, combinée à l’extrême volatilité, du cours des matières premières.

Lutter contre le changement climatique suppose de « décarboner » massivement notre système économique. Nous devons briser le lien entre croissance et émissions de gaz à effet de serre (CO2 en tête), « découpler » augmentation du PIB et pollution. Le premier pilier de l’économie verte repose sur la mise en place d’une économie bas-carbone en augmentant massivement le recours aux énergies renouvelables et en incitant davantage, l’Etat comme les entreprises à adopter des comportements éco-responsables.

Dans le même temps, nous devons bâtir une organisation productive fondée sur la sobriété dans l’utilisation des ressources naturelles. Si tous les habitants du monde consommaient aujourd’hui comme un Américain moyen, il faudrait 6 planètes Terre pour subvenir aux besoins de l’humanité. 

Le second pilier de l’économie verte que j’appelle de mes vœux repose donc sur la mise en place d’une économie circulaire, fondés sur le principe de « boucles  » dans l’ensemble des filières industrielles. Produire de manière responsable, consommer sans excès ni gaspillages, recycler le plus largement possible, tels sont les trois pointes du triangle de l’organisation productive.

Pour ce faire, les entreprises ont une responsabilité importante mais les pouvoirs publics doivent les y aider. N'oublions jamais que le marché des biocarburants ne se serait jamais développé sans une politique réglementaire volontaire, en particulier européenne. Aussi est il nécessaire de développer des politiques industrielles de soutien a l'innovation verte, et de le faire dans un cadre européen. Dans le secteur des réseaux électriques intelligents (Smart Grids) par exemple, qui devraient représenter un marché de 15 milliards de dollars par an en 2015, la France et l'Europe doivent renforcer leur coopération en dotant la plateforme technologique européenne dédiée, de fonds suffisants pour permettre à nos industriels de s'imposer demain comme leaders sur ces marchés.

C’est le rôle de la fiscalité écologique qui doit non seulement pénaliser les comportements et les choix défavorables a l'environnement, mais permettre de financer la transition énergétique (habitat, transports…)

Je souhaite aussi que les formations puissent être "verdies" pour donner aux entreprises le capital humain nécessaire à leur transition.

D)   Le chantier de la santé. C’ est à la fois un sujet de préoccupation quotidien pour les Français, mais également un champ d’opportunités considérable. Le vieillissement de nos sociétés occidentales, mais également du Japon et de la Chine, constituent un levier de développement pour notre recherche et notre industrie médicales.

A la croisée du progrès social, de la qualité de vie et du développement économique, le secteur de la santé ne doit pas être regardé seulement dans sa dimension de charges de la protection sociale… D’où l’importance qui doit être accordé à la recherche, aux biotechnologies et aux neurosciences.

Cette ambition ne nous exonère bien sûr pas d’une attention particulière à la bonne gestion ni d’une réflexion sur l’organisation de l’offre de soin, mais elle trace une perspective pour un secteur dont les emplois sont peu délocalisables, et qui constitue aujourd’hui l’un des rares secteurs à la balance commerciale excédentaire.

E)    Enfin, la lutte contre les inégalités est un levier de croissance.

Cette idée est au cœur de la reforme fiscale que je propose dont l’objectif est d’harmoniser les contributions sur les revenus du travail et aussi du capital, mais aussi de permettre à tous les salariés de bénéficier davantage des fruits de la croissance. D’où la fusion IR-CSG, l’élargissement de l’assiette des prélèvements et le basculement des cotisations sociales qui pèsent aujourd’hui davantage, sur le travail vers d'autres impositions. Le rééquilibrage des prélèvements contribuera à la croissance, en permettant à la fois d’abaisser le coût du travail salarié et d’augmenter le pouvoir d’achat salarial d’une grande majorité de salariés.

Par ailleurs, les très hauts salaires et les très hauts revenus ont explosé en France sur les dix dernières années. C’est à la fois indécent et injuste. Il faut engager une redistribution en faveur du plus grand nombre de salariés et de familles au détriment des plus hauts revenus et des fortunes les plus importantes. Aussi je propose, au travers de la reforme fiscale à laquelle je suis attaché, que les très hauts revenus et les très gros patrimoines participent davantage a l'effort afin de financer d'une part notre désendettement mais aussi des politiques ambitieuses de lutte contre la pauvreté, et tout particulièrement la pauvreté des enfants.

Au delà de la fiscalité, la négociation collective doit être encouragée afin de favoriser la progression des salaires. Dans de trop nombreuses branches d’activité, cette négociation est atone, aboutissant par exemple à des minimas salariaux inférieurs au salaire minimum. Par ailleurs, de nombreux salariés sans formation et qualification suffisante n’ont pour seule perspective salariale que de rester smicards. Les partenaires sociaux et l’Etat doivent se mobiliser afin d’assurer un suivi de ces salariés au bas de l’échelle des salaires et d’envisager des projets de formation et de qualification qui permettront de réduire le blocage de nombreux salariés au niveau du SMIC.

Dans ce domaine, rien ne se fera sans une forte implication des partenaires sociaux.

II)           Le rééquilibrage des comptes et la maîtrise de l’endettement public

Il en va de notre prospérité, de notre capacité à mettre l’accent sur nos priorités politiques, de la justice sociale, de la sauvegarde de la zone euro. La gestion au fil de l’eau, l’accoutumance aux déficits, la programmation sur la base d’hypothèses irréalistes, l’acceptation d’un niveau toujours plus élevé d’endettement sont autant de manifestations d’une irresponsabilité qui nous a trop coûté et à laquelle il est temps de mettre un terme. Cet effort sera de longue haleine, il devra être mené avec résolution, sans compromettre notre croissance ni nos objectifs en matière de justice fiscale et sociale.

Cette situation est la conséquence directe de la politique conduite par le gouvernement Sarkozy: cadeaux fiscaux en pagaille et grand emprunt alors que notre dette, déjà, s’envolait. La Cour des comptes l'a récemment souligné en montrant que la crise de 2008 n'explique que 2,7 points sur les 7,1 points de PIB de déficit constaté en 2010. Dans ce contexte, la première loi de programmation des finances publiques votée en 2008 imposait que tout nouveau cadeau fiscal soit compensé a l'euro près pour ne pas dégrader les comptes publics, la suppression de la taxe professionnelle au bénéfice des entreprises et la baisse de la TVA des restaurateurs ont coûté plus de 10 milliards d'euros par an sans donner lieu à aucune compensation. Preuve que les règles budgétaires n'ont pour notre gouvernement que peu de valeur et peu d'utilité puisqu’il a constamment décidé de ne pas les appliquer même lorsqu’elles étaient siennes. Preuve aussi que la vertu budgétaire dont certains veulent aujourd’hui se draper n'est pas avérée dans les faits.

Nos engagements européens nous imposent de ramener notre déficit à 4,6 points de PIB en 2012 puis à 3 points de PIB en 2013 alors que le déficit attendu pour 2011 s’établit à 5,7 points de PIB. On le voit l'essentiel de l'effort serait dans un tel scenario réalise en 2013. Or, c’est maintenant que la France doit montrer sa détermination à combattre les déficits ; c’est aujourd’hui que le gouvernement doit montrer qu’enfin, il ne se contente plus de paroles mais passe aux actes pour protéger les Français contre les risques que font peser sur eux les soubresauts des marchés financiers.

D’où la nécessité de revenir sur les cadeaux fiscaux accordés depuis 2007 à certaines catégories socioprofessionnelles ou aux plus fortunés. La plupart de ces "niches", comme il est convenu de les appeler, n'ont en effet que peu de sens économiquement et sont souvent injustes socialement. Je propose aussi de revenir sur les effets de la niche dite "niche Copé" qui exonère les plus-values financières des entreprises de limiter la déduction des intérêts d’emprunt, de durcir les conditions d'utilisation des déficits fiscaux lorsque les règles en vigueur favorisent une optimisation fiscale agressive au détriment de toute logique économique.

A cette proposition conjoncturelle et d’application immédiate, il me semble nécessaire d’ajouter une composante de moyen terme aussi je m’engage, à restaurer l’équilibre de nos finances publiques au plus tard à la fin de la prochaine mandature en 2017.

Je ne propose pas une règle d'or pour après demain. Je demande des mesures immédiates qui seules pourront réduire notre endettement et ainsi restaurer confiance, croissance, vertu, justice, voilà le cœur de la politique économique que je propose et sur laquelle j'aurai l'occasion de revenir samedi prochain à La Rochelle.

III) Le renforcement de la zone euro.

Les sommets bilatéraux improvisés dans leurs convocations comme dans leurs conclusions ne sont pas a la hauteur des évènements. La zone euro est aujourd’hui menacée de désagrégation lente. Notre devoir est de la préserver parce qu’elle constitue le cadre de notre développement et le levier de notre capacité à peser sur la mondialisation.

Face à la montée des risques que nous vivons depuis plusieurs années, les dirigeants européens ont systématiquement agi trop peu et trop tard. Ce n’est pas de gesticulations au bord du précipice dont nous avons besoin, c’est de fixer clairement un cap et de nous doter d’une stratégie et des instruments pour l’atteindre. L’Europe aujourd’hui est inachevée parce qu’elle est vulnérable..

Aussi doit on concentrer efforts sur quatre engagements :

  • Institutionnaliser la gouvernance de la zone euro. Il ne suffit pas de nommer un président et de se réunir deux fois par an pour donner de la cohérence à un ensemble disparate. Ce sont avant tout les pouvoirs qu'on donnera à ce gouvernement économique qui seront déterminants. Il doit disposer des compétences, d’une autorité pour mettre en œuvre des outils communautaires pour se substituer aux Etats lorsque l’un d’entre eux connaît une faiblesse ou une attaque non conventionnelle.
  • Garantir de manière solidaire les prochaines émissions de dette publique. Cela n’ira pas sans contreparties dans la coordinations des politiques budgétaires, sur lesquelles une discussion approfondie doit être ouverte avec nos partenaires.
  • Accélérer la mise en œuvre d'une fiscalité européenne tournée vers l’équité, l’efficacité environnementale et la promotion de l’emploi.  
  • Mettre l’accent sur la croissance ce qui suppose d’utiliser le budget européen à cette fin. Je proposerai à nos partenaires des initiatives en matière d’enseignement supérieur, d’infrastructure et de recherche. Pour les pays en crise, cela implique de mobiliser pour leur redressement les fonds de développement déjà disponibles, mais mal employés.

IV) La régulation de la finance.

Depuis 2008, les gouvernements occidentaux n'ont pas réussi à dominer la crise. Malgré les déclarations, le système financier mondial et européen fait toujours courir à nos économies autant de risque. Nous avons eu droit à beaucoup de proclamations et beaucoup d’annonces, pour bien peu de résultats.

Je propose donc de séparer plus clairement, au niveau européen puis au niveau international, les métiers de banques commerciale et de banque d'investissement. L'épargne des Français ne doit pas servir à alimenter la spéculation sur les marchés. L'extrême fragilité des banques d'investissement ne doit pas contaminer la solidité des banques de détail. La garantie des dépôts qui est au cœur de la régulation des banques doit servir sa finalité, qui est la protection de l’épargne, au lieu de subventionner des activités spéculatives.  

Nos banques doivent se recentrer sur leur mission première qui est le financement de l'économie. De même faut il promouvoir une agence publique de notation européen et proscrire les ventes à termes.

 

***

Face à la crise trois exigences doivent être posées : croissance, justice et vertu tel est le triptique de la politique économique que je propose si l’on veut sortir de la crise avec le double souci de la responsabilité et de la volonté.

Source : http://francoishollande.fr/actualites/croissance-vertu-justice

Source : 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 18:01

http://idata.over-blog.com/0/30/37/71/guignol-hollande.jpgVoici bien une question que devraient se poser tous les socialistes. Après l’annonce de candidature des deux chiens fous (Arnaud Montebourg et Manuel Vals) et de la chienne folle (Ségolène Royal), c’est donc au tour d’un quatrième prétendant à la primaire PS qui vient de se déclarer.

François Hollande, c’est onze ans de premier secrétaire du PS. C’est des victoires retentissantes et des défaites encore plus incroyables ! Car en 2002 il était bien le chef du parti, la machine à perdre comme on la surnomme depuis ! 

Alors pourquoi lui ? Qu’est ce qui peut bien le différencier des autres candidats ou prétendus candidats ? Que peut-il bien faire de plus que les autres ? J’entends déjà les mauvaises langues dire « perdre du poids ». Là c’est sur qu’il est champion. Méconnaissable le « Flamby » des Guignols de l’Info !

Mais ce n’est pas en perdant du poids que l’on devient Président de la République, ce serait trop simple. Quoique ! ? Au regard des dernières élections cantonales on est en droit de se demander si l’apparence ou le discours démago ne fait pas plus que des idées de fonds. Le FN a présenté des candidats fantôme dans une foultitude de cantons avec le succès qu’on lui connaît. Comme aimait à le dire le Général de Gaulle « les Français sont des veaux » en matière de politique !

Alors pourquoi Hollande ? Peut être que tout simplement parce qu’il croit en sa candidature. Qu’il croit en la Gauche. Qu’il croît aux idées de la Gauche et qu’il est, pour moi, le mieux placé avec Martine Aubry pour incarner ces valeurs de respects et de solidarités. Autre point fort par rapport aux autres prétendant, il ne souhaite pas s’effacer devant le roi du FMI. Il croit en sa démarche, il ne retira pas sa candidature comme l’on déjà dit les trois autres candidats. Comme il l’a indiqué hier au journal de France 2, "c'est pour aller jusqu'au bout" ! "Il n'y a pas de doute à avoir. Et je n'ai pas ici à poser je ne sais quelle détermination supplémentaire",

Comme il l’a souligné encore ce matin lors de son déplacement au port de pêche de Boulogne sur Mer, il faut "que la gauche et les socialistes soient incarnés". 

De plus il ne souhaite pas s’inscrire dans l’anti-Sarkozisme primaire : « Il faut aller maintenant à l'essentiel. Les Français demandent une incarnation, demandent des propositions, demandent à savoir ce qui va se passer après 2012, on n'est pas là simplement pour critiquer Nicolas Sarkozy". Certes mais ça soulage toujours !

Comme l’écrit Olivier Picard dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace "La patience hollandienne est une de ces vertus qui contraste avec l'avidité des ambitions socialistes pour 2012. La promesse d'une présidence plus modeste tranche aussi avec la pratique de l'actuel occupant du poste". Voilà peut être qui fera la différence avec DSK, qui est considéré plus centriste et bling-bling que François Hollande.

Autre point peut être plus tranchant également avec Sarkozy et même DSK ou Aubry, c’est que François Hollande souhaite " que l'élection présidentielle [soit] essentiellement consacrée à l'avenir de la jeunesse ».

Car sous ses airs de pas y toucher, et non « pas tibulaire mais presque » comme dirait Coluche, Hollande semble être plus proche des jeunes que ne peuvent en être les autres candidats. Ses bons mots, ses petites phrases en dérapage contrôlé, son sourire quelque fois un peu niait en font de plus un candidat « sympathique » ! 

Souvenez-vous qu’en 1995 c’est avec un pommier et sa célèbre phrase « mangez des pommes » que Chirac est passé, lui aussi pour un candidat sympathique. Alors qu’il était au plus bas dans les sondages, que son « ami de trente ans » (avec Sarko déjà) était donné vainqueur et qu’il ne servait à rien de faire un premier tour car c’est sur que Balladur serait élu ! Mais voilà, un slogan débile, une côte de popularité en hausse grâce aux Guignols de l’Info (encore eux !) et voilà mon Chirac élu Président de la République !

Quand on vous dit que « les Français sont des veaux » ! 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 07:24

Même si j'ai eu du mal à le reconnaître, je pense que l'ex "Flamby" est tout à fait légitime à la primaire du PS. Alternative à DSK très crédible, je pense sincèrement qu'entre les deux mon choix se portera sur François Hollande, beaucoup moins libéral et plus proche du peuple.

Maintenant laissons faire les primaires d'octobre pour savoir qui sera le candidat pour le PS.

 

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