Le parquet, qui a dénoncé les "méthodes de patrons voyous dont l'absence constitue une gifle envoyée au tribunal et à la région", a demandé la peine maximale - cinq ans d'emprisonnement - et un mandat d'arrêt européen à leur encontre.
La décision, mise en délibérée, sera rendue par le tribunal le 8 septembre.
"C'est un procès à la fois symbolique et pour l'exemple", a commenté Yannick Langrenez, le représentant des anciens de Thomé-Génot. "Il est important que l'honneur des ouvriers soit sauf, mais aussi de montrer qu'on ne peut pas venir piller une industrie impunément", a-t-il poursuivi.
Outre l'association des anciens salariés de l'entreprise - à l'époque leader mondial des pôles alternateurs et fournisseur exclusif de Ford - la Région Champagne-Ardenne, le Département et la Communauté d'agglomération de Charleville-Mézières s'étaient également constitués partie civile.
Repris en 2004 par Catalina, une société de consultants, les Ateliers Thomé-Génot (ATG), qui employaient plus de 300 personnes à
Nouzonville, avaient été placés en liquidation judiciaire en octobre 2006.
Source : http://L'Union et le blog de Jacques Tourtaux
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